5.25.2017

Out of Europe ? L'homme serait originaire d'Europe et non d'Afrique

L'histoire de l'évolution de l'homme pourrait bien être réécrite... en effet des scientifiques auraient découvert que l'Europe est le berceau de l'humanité, et non l'Afrique.

À l'heure actuelle, la plupart des experts estiment que notre lignée humaine s'est séparée des singes il y a environ sept millions d'années en Afrique centrale, où les hominidés sont restés pendant cinq millions d'années avant de s'aventurer plus loin.

Out of Europe ? L'homme serait originaire d'Europe et non d'Afrique
Vue d'artiste de Graecopithecus. Credit: National Museum of Natural History - Sofia, Assen Ignatov 

Cependant, deux fossiles d'une créature semblable à un singe qui avaient des dents humaines ont été trouvés en Bulgarie et en Grèce, ils datent de 7.2 millions d'années.

La découverte de la créature, appelée Graecopithecus freybergi, et surnommée "el Graeco" par les scientifiques, prouve que nos ancêtres commençaient déjà à évoluer en Europe 200 000 ans avant le premier hominidé africain.

Une équipe internationale de chercheurs rapporte que les découvertes changent entièrement le commencement de l'histoire de l'homme et replace le dernier ancêtre commun, à la fois des chimpanzés et des hommes (le fameux chainon manquant), dans la région méditerranéenne.

A cette époque, le changement climatique transformait l'est de l'Europe en pleine savane ce qui a forcé les singes à trouver de nouvelles ressources, déclenchant, selon les chercheurs, un changement vers la bipédie.

"Cette étude change les idées liées à la connaissance sur l'époque et le lieu des premiers pas de l'humanité" estime le professeur Nikolai Spassov de l'Académie Bulgare des Sciences, "Graecopithecus n'est pas un singe. Il fait partie de la branche des hominidés et est l'ancêtre direct d'homo".
La dent de Graecopithecus Credit: University of Tubingen 

La mâchoire de Graecopithecus Credit: University of Tubingen 

La nourriture de Graecopithecus  était liée à la végétation de savane plutôt sèche et dure, contrairement à celui des derniers grands singes qui vivent dans les forêts. Par conséquent, comme les hommes, il a des molaires larges et un émail épais. Dans une certaine mesure, il s'agit d'un lien manquant nouvellement découvert.

Le visage d'El Graeco ressemble probablement à un grand singe, avec des canines plus courtes.

L'équipe a analysé les deux spécimens découverts de Graecopithecus freybergi: une mâchoire inférieure trouvée en Grèce et une dent prémolaire supérieure provenant de Bulgarie.

A l'aide de la tomographie, ils ont pu visualiser les structures internes des fossiles et voir que les racines de la prémolaire avaient largement fusionné. "Alors que les grands singes ont typiquement deux ou trois racines séparées et divergentes, les racines de Graecopithecus convergent et sont partiellement fusionnées, une caractéristique propre à l'homme moderne, aux anciens hommes et plusieurs pré-humains", rapporte la chercheuse principale le Professeur Madelaine Böhmede de l'Université de Tübingen.

La mâchoire inférieure a d'autres caractéristiques suggérant que l'espèce était un hominidé. Elle se trouve être plus ancienne de plusieurs milliers d'années que le plus ancien hominidé africain, Sahelanthropus tchadensis qui fut découvert au Tchad.

"Nous avons été surpris par nos résultats, étant donné que les pré-humains n'étaient connus qu'en Afrique subsaharienne," ajoute le doctorant Jochen Fuss, qui a mené cette partie de l'étude.

D'après le professeur David Begun, paléoanthropologue à l'Université de Toronto et co-auteur de cette étude, "Cette datation nous permet de déplacer la séparation homme-chimpanzé dans la région méditerranéenne".

Au cours de cette période la mer méditerranée a traversé de fréquentes périodes d’assèchement, formant un pont entre l'Europe et l'Afrique et permettant aux singes et anciens hominidés de circuler entre les continents. L'équipe pense que l'évolution des hominidés a pu être causé par des changements environnementaux importants qui ont déclenché la formation du Sahara de l'Afrique du Nord, il y a plus de sept millions d'années, ce qui poussa l'espèce plus au nord. Il sont trouvé un grand nombre de couches de sable du Sahara remontant à cette période, ce qui suggère qu'il était situé beaucoup plus au nord qu'actuellement.

Selon le professeur Böhm: "nos découvertes pourraient changer nos idées concernant l'origine de l'humanité. Personnellement, je ne pense pas que les descendants de Graecopithecusont ont disparu, ils ont dû se disperser plus tard en Afrique. La séparation des chimpanzés et des hommes ne s'est faite qu'une fois. Nos données supportent l'idée que la séparation s'est produite dans l'est de la méditerranée, et non en Afrique. Si elle est acceptée, cette théorie modifiera le début même de l'histoire humaine".

Cependant, des experts se montrent sceptiques sur ces découvertes. Pour l'auteur et anthropologue retraité, le Dr Peter Andrews, qui fut au Musée d'Histoire Naturelle à Londres: "il est possible que la  lignée humaine soit originaire d'Europe, mais d'importantes preuves fossiles placent l'origine en Afrique, dont plusieurs squelettes partiels et crânes. J'hésiterais à utiliser une seule caractéristique d'un fossile isolé pour lutter contre les preuves venant d'Afrique."

Cette nouvelle étude a été publiée dans le journal PLOS One: Potential hominin affinities of Graecopithecus from the Late Miocene of Europe

Merci à Audric pour l'info !

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Plus d'informations sur cette découverte:

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5.22.2017

Des découvertes inattendues renforcent le mystère autour de Tiahuanaco et de Puma Punku

Plusieurs découvertes archéologiques inattendues ont été faites sur le site de Tiahuanaco (ou Tiwanaku) au cours d'un projet sponsorisé par l'Unesco et mené par l'archéologue espagnol Jose Ignacio Gallegos.

Cela améliore la recherche, mais renforce aussi le mystère entourant cette culture bolivienne depuis longtemps disparue.

Des découvertes inattendues renforcent le mystère autour de la citadelle de Tiahuanaco et de Puma Punku
Temple de Kalasasay, Tiahuanaco

Les travaux de préservation et de conservation en cours sur le site, situé à 70km de La Paz, ont pris un tour surprenant lorsque des études utilisant l'imagerie topographique, la technologie satellite et un drone, ont découvert que le complexe archéologique était bien plus grand qu'on ne le pensait.

Tiahuanaco, qui apparut avant la civilisation Inca, a commencé comme village vers 1580 avant JC, mais est devenu un empire andin qui s'est étalé vers 724 après JC, avant de décliner vers 1187 après JC selon les historiens.

"Le but du projet n'était pas de faire des découvertes scientifiques. Le but est de fournir un ensemble d'outils qui nous permettrons plus tard de créer des politiques appropriées pour travailler sur le site" rapporte Gallagos. Néanmoins, huit vols de drone au-dessus du complexe pour recueillir des images ont montré que le site englobe au moins 650 hectares, dont 411 hectares sont inclus dans l'étude topographique.

Parmi les découvertes majeures, il s'avère que la zone de Puma Punku, l'une des parties les moins étudiées et les plus énigmatiques du complexe car se sont des ruines et un monticule en terre cuite avec des blocs de pierre, s'étend sur au moins 14 hectares.

Le site de Puma Punku.

Les archéologues ont aussi découvert qu'il y a une grande place souterraine et deux plateformes qui feraient partie d'une pyramide, que les autorités boliviennes veulent fouiller.

Ces découvertes peuvent changer la vision que l'on a du site archéologique d'après le directeur du  CIAAAT (Centro de Investigaciones Arqueológicas, Antropológicas y Administración de Tiwanaku) à Tiahuanaco, Julio Condori: "Cela va changer l'orientation et de nombreuses théories seront enrichies ou complétées, mais surtout cela va nous permettre de faire une réinterprétation de ce qu'était Tiahuanaco"

Le travail en cours conduit également les chercheurs à croire que près du temple Kalasasaya, il y aurait une autre construction en pierre enfouie, probablement un autre temple. Les chercheurs ont aussi trouvé des signes révélant un réseau de canaux pour l'eau. Ils ont aussi détecté environ 100 "unités domestiques" circulaires (ou quartiers de vie) souterraines sur le site.

Les fouilles archéologiques seront probablement lancées en septembre pour vérifier les données topographiques.


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5.18.2017

Une maison incendiée de l'âge du fer découverte au Danemark

Les archéologues ne savent pas si l'incendie de la maison était un accident ou bien si c'était intentionnel. Mais peu importe comment cela a commencé, cela a dû être impressionnant..
"Pratiquement rien n'a survécu" rapporte Mikkel Kieldsen, archéologue du Musée danois Viborg, "ils ont dû laisser tout derrière eux tel quel. Nous ne savons pas précisément ce qui s'est passé, mais il ne fait aucun doute que ce fut une catastrophe pour la famille qui vivait là".

Kieldsen est celui qui mène les fouilles de cette maison incendiée de l'âge du fer, sur une colline près de Vilborg dans l'ouest du Danemark.

Une maison incendiée de l'âge du fer découverte au Danemark
Une maison en feu vers l'année 100 de l'Erc Commune, nous donne un aperçu d'une vie familiale à l'âge du fer. (illustration basée sur un croquis de Jørgen Andersen du Museum Sønderjylland, dépeignant une maison typique de l'âge du fer)

Une enquête déclenchée par des éclats de poterie


Le musée est tombé sur les traces de cette tragédie familiale vieille de 2000 ans par accident. "Il y a six mois, un garçon est venu avec des tessons de poterie datant de l'âge du fer. Mais il n'y avait pas de trace de feu dessus, aussi, nous avions pensé que c'était une tombe dans un champ qui avait été pillée." explique Kieldsen, "mais l'année dernière, certains tessons avaient des traces de brûlé. Du coup, nous avons pensé qu'il pouvait s'agir des restes d'une maison".

Les archéologues du musée ont fait des fouilles préventives et découvert qu'ils avaient raison. En octobre dernier, ils ont ainsi commencé des fouilles à grande échelle sur la maison incendiée.

Une maison incendiée de l'âge du fer découverte au Danemark
Vue du site. (Photo: Ida Westh Hansen, Museum Viborg).

La maison était plus grande que celles typiques de l'âge du fer, avec 18 mètres de long et 5.5 mètres de large. "C'était probablement une famille normale qui vivait là. La taille de la maison indique qu'il y avait entre sept et dix personnes avec des quartiers de vie à l'ouest et des animaux à l'est. La longueur de la maison peut indiquer qu'ils avaient plus d'animaux que d'ordinaire" ajoute Kieldsen.


Habitants et animaux ont pu s'échapper.


La maison a probablement brûlée au cours de l'été, et les animaux ont été les seules choses qu'ils ont pu sauver. "Il n'y a pas de traces d'animaux ou habitants brûlés dans la maison, et nous l'aurions vu si c'était le cas. Si cela avait été en hiver, alors peut-être les avaient-ils sortis"

Des restes de vieux étals d'animaux on été trouvés dans l'est de la maison. "les étals étaient larges de 80 à 90cm, pour de petits animaux, probablement des chèvres ou des cochons".

Les habitants se sont rapidement échappés d'après les archéologues. "En faisant les fouilles ici, nous nous rapprochons très près des gens qui ont vécu dans cette maison" ajoute l'archéologue, "on peut voir précisément où se trouvaient les poteries avec leur contenu. Près du mortier en pierre, il y a un récipient, aujourd'hui brisé. Ils ont broyé des ingrédients sur la pierre avant de les mettre dans le récipient qui était alors placé sur le foyer.".

Le mortier en pierre laissé tel quel lorsque le feu s'est déclaré. (Photo: Ida Westh Hansen, Viborg Museum).

Si l'incendie a été une tragédie pour la famille qui a vécu à cet endroit, c'est en revanche un véritable cadeau pur les archéologues. Les couches de terre brûlées ont protégé le site pendant presque 2000 ans. "Sans cet incendie, nous n'aurions pas pu voir les détails. Cela a préservé la maison exactement telle qu'elle était utilisée à l'âge du fer. Les détails nous rapprochent de l'intérieur de l'habitat et de l'architecture de l'âge du fer." conclu Kieldsen.

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5.12.2017

Plus de 1000 statuettes et 10 sarcophages découverts dans une tombe de l'ère pharaonique à Louxor

Les autorités égyptiennes ont annoncé une importante découverte après la mise au jour par des archéologues de momies, de 10 sarcophages en bois colorés et plus de 1000 statuettes funéraires dans un tombeau vieux de 3500 ans près de Louxor.

Plus de 1000 statuettes et 10 sarcophages découverts dans une tombe de l'ère pharaonique à Louxor
L'entrée de la tombe. Photo:  Reuters Staff / Reuters

La tombe de la 18ème Dynastie, découverte dans la nécropole de Dra Abou el-Naga près de la célèbre Vallée des Rois, appartenait à un noble appelé Ouserhat qui travaillait en tant que juge de la ville, selon le Ministre des Antiquités Egyptiennes.

"Il y a 10 cercueils et 8 momies. Les fouilles sont en cours", a dit le chef de la mission archéologique, Mostafa Waziri.

La tombe a été rouverte pour ajouter des momies sous la 21ème dynastie, il y a environ 3000 ans, pour les protéger dans une période où le pillage des tombes était courant. "Cela a été une surprise de voir tout ce qu'il y avait à l'intérieur" de la tombe, rapporte le ministre des antiquités Khaled el-Enany, "nous avons trouvé un grand nombre d'ouchebtis (de petites figurines sculptées), plus de 1000. C'est une importante découverte".
 
Plus de 1000 statuettes et 10 sarcophages découverts dans une tombe de l'ère pharaonique à Louxor
Vue d'un sarcophage en bois peint. Photo:  Reuters Staff / Reuters

Les ouchebtis étaient souvent placées avec le défunt dans les anciennes tombes égyptiennes afin de les aider dans leur vie après la mort. A l'intérieur du tombeau, les archéologues portant des masques blancs et des gants en latex ont inspecté les sarcophages, qui étaient couverts de dessins complexes en rouge, bleu, noir, vert et jaune, et avec la représentation sculptée du visage du mort. Les cercueils sont globalement bien préservés, bien que certains se soient détériorés et brisés avec le temps.

Les archéologues ont aussi examiné une momie enveloppée de lin à l'intérieur de l'un des cercueils. Des pots blancs, orange, verts et à motifs ont également été trouvés dans les tombeaux. "C'est un tombeau en forme de T; il y a une cour ouverte menant à une salle rectangulaire, un couloir et une chambre intérieure" ajoute le ministre.

Plus de 1000 statuettes et 10 sarcophages découverts dans une tombe de l'ère pharaonique à Louxor
 Les ouchebtis découverts dans le tombeau. photo: Reuters: Ahmed Taranh/EPA

Un puis de 9 mètres à l'intérieur du tombeau contenait les ouchebtis, ainsi que des masques en bois et la poignée d'un couvercle de sarcophage.

Une autre pièce a aussi été découverte, bien qu'elle n'a pas encore été complétement fouillée. Il y a cependant des possibilités que de nouvelles momies puissent être découvertes.


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5.10.2017

Plus de 70 bas-fourneaux vieux de 2000 ans découverts en Pologne

Les archéologues ont découvert un centre métallurgique, dans l'ouest de la voïvodie de Mazovie, vieux de 2000 ans, lors de recherches précédents la construction d'un lotissement.

C'était l'un des plus grands centre métallurgique dans ce qui était alors l'Europe "barbare", comme elle était surnommée par les romains pour désigner les habitants vivant hors de leur empire.

Plus de 70 bas-fourneaux vieux de 2000 ans découverts en Pologne
Restes de fonderies. Ohoto by T. Kołomański 

 Les archéologues estiment que sur la période d'activité du centre métallurgique de Mazovie près de 150000 fours ont été exploités. "Les bas-fourneaux étaient des fours à usage unique. Aujourd'hui, nous découvrons seulement les parties en retrait des fours, les fosses remplies de déchets, et les scories. La partie supérieure du bas-fourneau, en argile, était cassé après l'achèvement de la fusion qui permettait d'obtenir le fer obtenu à partir du minerais de fer des marais" expliquer le chef des fouilles, le Dr Tomasz Kołomański.


Les fours en argile étaient enfouis partiellement dans le sol.


Cependant, les cheminées qui dépassaient au-dessus du niveau du sol atteignaient jusqu'à deux mètres de hauteur.

La fonte du fer prenait environ une journée, et la température à l'intérieur du four oscillait entre 1200 et 1300°C, d'après les informations fournies par les archéologues.

Pour les chercheurs, la technologie de production du fer remontant à 2000 ans n'a pas encore été reproduite. "Aujourd'hui, lors des tentatives expérimentales d'extraction du fer à partir de minerai de fer des marais, nous avons pu produire du fer de la taille d'une main, alors que les anciens artisans du métal obtenaient 20 à 30 kg de fer à partir d'une quantité de 200 kg de minerai." ajoute le Dr Kołomański.

Plus de 70 bas-fourneaux vieux de 2000 ans découverts en Pologne
Restes de fonderies. Ohoto by T. Kołomański


En plus des bas-fourneaux, dans la zone de fonderie étudiée, les chercheurs ont trouvé les restes de grandes salles d'artisanat. A l'intérieur, il y avait des poids de métier à tisser et des fuseaux en argile, indiquant des professions liées à l'artisanat, le tissage et le filage.

De nombreux ossements d'animaux ont aussi retenu l'attention des chercheurs. Avec cela, les scientifiques ont pu reconstruire le régime alimentaire de la population d'alors. "La base était la viande d'animaux de ferme, bétail, cochons, moutons et chèvres. Un petit pourcentage concerne le gibier, cerf et chevreuil." précise l'archéologue.

L'implantation était habitée par les Vandales, peuple qui, plus tard, au cours de la moitié du 5ème siècle, pilleront et saccageront Rome.


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5.05.2017

Des dizaines de mors de chevaux vieux de 1300 ans découverts en Russie

Un impressionnant ensemble de mors de chevaux vieux de 1300 ans ont été trouvés au cours d'une fouille archéologique dans le cours inférieur de la rivière Don en Russie.

Des dizaines de mors de chevaux vieux de 1300 ans découverts en Russie

Le premier compte rendu des découvertes, faites en 2013, a été publié par Povolzhskaya Arkheologiya, qui rapporte les découvertes archéologiques dans la région de la Volga.

Valery Flyorov, chercheur principal à l'Institut d'Archéologie, qui fait partie de l'Académie des Sciences de Russie, explique que les objets ont été trouvés dans des restes d'une construction appelée Tsimlyansk Square. Il mesure 130 mètres sur 130 mètres et était à peine visible en surface.

Des dizaines de mors de chevaux vieux de 1300 ans découverts en Russie

Environ 170 objets ont été trouvés, dont 60 à 70 mors de chevaux. Ces artéfacts datent du début des années 700.

Des objets ont aussi mis au jour dans un tertre funéraire à proximité, appelé Barrow Pyramid et atteignant une hauteur de plus de 10 mètres.


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5.03.2017

Un site révèle le régime alimentaire à base de plantes des hommes préhistoriques

Un minuscule pépin de raisin (1mm), laissé par terre il y a 780000 ans, représente l'un des 9000 restes de plantes comestibles découverts dans un ancien site de l'âge de pierre situé en Israël. Situé sur les bords du lac Hula au nord de la Vallée du Jourdain, il remonte à la culture acheuléenne, il y a entre 1.75 millions d'années à 200000 ans.

Un site révèle le régime alimentaire à base de plante des hommes préhistoriques
Des restes de fruits et graines comestibles remontant à 780,000 ans ont été trouvés dans le nord de la vallée du Jourdain. Photo: Yaakov Langsam

La collection florale a fourni de riches enseignements sur le régime alimentaire à base de plantes de nos ancêtres préhistoriques.

Alors, qu'à travers le monde, les restes de plantes du paléolithique sont rares, cet assemblage macro-botanique unique a permis aux chercheurs, de l'Université Hébraïque de Jérusalem et de l'Université de Bar Ilan, d'étudier le régime végétal des hommes du début du milieu du Pléistocène, ce qui est fondamental pour comprendre l'évolution, l'adaptation et l'exploitation de l'environnement par les hominidés.

Ces trouvailles ont été faites lors de fouilles archéologiques sur le site détrempé de Gesher Benot Ya'aqov (Pont des filles de Jacob), où les plus anciennes traces de feu contrôlé par l'homme en Asie Occidentale ont été découvertes ces dernières années.

Le Professeur Naama Goren-Inbar, de l'Institut d'Archéologie à l'Université Hébraïque de Jérusalem, qui a mené les fouilles avec ses collègues, a longuement étudié les découvertes des occupations des hominidés dans le corridor levantin, dans lequel plusieurs vagues d'hominidés se sont dispersées hors d'Afrique.

Dans un document de recherche, publié dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), "The plant component of an Acheulian diet: a case study from Gesher Benot Ya'aqov, Israel", le Professeur Goren-Inbar révèle la découverte des anciens restes macrobotaniques, ce qui indique pour la première fois la riche variété d'assortiments de plantes et de possibilités de subsistance disponibles pour les premiers hommes lors de la transition entre le régime africain vers le régime eurasien. "Au cours des dernières années nous avons eu une occasion en or de révéler de nombreux restes de fruits, fruits à coque, de graines d'arbres et d'arbustes, aux côtés de restes d'animaux et d'outils en pierre, dans une seule localité" rapporte-t-il.

Un site révèle le régime alimentaire à base de plante des hommes préhistoriques
L'ancien site de l'âge de pierre de Gesher Benot Ya'akov en Israel. Photo: Arik Baltinester

A partir des restes trouvés sur le site, le Professeur Goren-Inbar et le Dr Yoel Melamed, de la Faculté des Sciences de la Vie de l'Université de Bar Ilan, ont identifié 55 espèces de plantes comestibles, comprenant des graines, fruits, fruits à coque, feuilles, tiges, racines et tubercules.

Les trouvailles, la plupart d'entre elles de petite taille, ont été préservées pendant des centaines de milliers d'années grâce aux conditions humides à proximité du site. Les basaltes sous et dans le site ont été datés par la méthode argon-argon, et les dates ont été confirmées ensuite par les résultats des analyses paléomagnétiques. "Cette région est connue pour la richesse des plantes, mais ce qui nous a surpris ont été les sources d'aliments végétaux provenant du lac. Nous avons trouvé plus de 10 espèces qui existaient au cours de la préhistoire mais plus de nos jours, tels que deux types de noix aquatique, dont 7 étaient comestibles" explique le Dr Melamed.

Le site a été submergé par la rivière du Jourdain et le lac Hula et préservé dans ces conditions d'humidité et de manque d'oxygène, aidé par la couverture rapide de couches de sédiments, dans lesquels les archéologues ont aussi trouvés des outils en pierre et des fossiles d'animaux.

Gesher Benot Ya'Aqov est aussi l'endroit où le Professeur Goren-Inbar a trouvé la plus ancienne trace d'utilisation du feu en Eurasie. "L'utilisation du feu est très importante car beaucoup de plantes sont toxiques ou non comestibles. L'usage du feu, pour griller les noix et les racines par exemple, permet l'utilisation de diverses parties de la plante et augmente la diversité du composant végétal du régime acheuléen, en plus de la faune aquatique et terrestre." ajoute-t-il.

L'utilisation du feu et la disponibilité d'une large gamme de flore souligne la capacité de l'homme préhistorique à s'adapter à un nouvel environnement, à l'exploiter pour son propre bénéfice, et de coloniser au-delà de l'Afrique.


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4.26.2017

Les archéologues découvrent 80km de la Grande Muraille d'Inde

Après la Chine, l'Inde peut aussi se vanter d'une Grande Muraille qui fut bâtie dans le Madhya Pradesh il y a très longtemps.

A environ 200km de Bhopal, près du village Gorakhpur, un mur vieux de 1000 ans, situé entre le vieux Gorikhpur-Devri et Chainpur Bardi, traverse de nombreux villages.

Les archéologues découvrent 80km de la Grande Muraille d'Inde
Vue d'une portion du mur (Pratik Chorge/HT Photo)

De gros morceaux de pierres ont été utilisés dans la construction du mur de près de 4.5m de large.


Les archéologues disent que c'est le plus long ancien mur en Inde.


En étudiants les matériaux, les archéologues estiment que le mur a été construit entre le 10ème et le 11ème siècle dans le district de Raisen dans le Madhya Pradesh.

La longueur du mur avoisine les 80km, commençant dans la forêt adjacente à Udaipura du village de Gorakhpur jusqu'à Bari Bareilly qui est à 100km de Bhopal.

Selon les archéologues, l'ancien mur a été construit dans les jungles denses de la chaîne de montagnes de Vindhyachal entre le 10ème et 11ème siècle au cours de la période des rois Parmar.

Les archéologues découvrent 80km de la Grande Muraille d'Inde

Il a des fissures dans certains endroits, mais il est encore assez robuste avec une hauteur entre 4.5 et 5.5m et une épaisseur de 3 à 4.5m. A certains endroits, la largeur atteint plus de 7m.

La dynastie des rois Parmar avait construit le mur pour protéger leur état.

Aujourd'hui, le gouvernement de Madhya Pradesh a pris des mesures pour conserver ce mur.

Une équipe de l'Archaeological Survey of India a mené une étude sur le mur et le gouvernement doit prendre de nouvelles mesures pour conserver le mur en fonction des résultats de l'équipe.


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