1.24.2017

Des tombes chrétiennes mégalithiques en Pologne

Dix tombes monumentales remontant à plus de mille ans ont été mises au jour par des archéologues dans le village de Sasiny (voïvodie de Podlachie) en Pologne.

Bien que, par leurs formes, elles ressemblent à des tombes néolithiques, ce sont des chrétiens qui y sont enterrés, rapporte l'archéologue Dr Michał Dzik.

Des tombes chrétiennes mégalithiques en Pologne
Reconstruction de la tombe sur le site de sa découverte. Photo by M. Dzik

Le cimetière de Sasiny est situé dans l'est de la Pologne, sur les hauteurs de Drohiczyn. Lors des XIème à XIIIème siècle, lorsque les morts étaient enterrés à cet endroit, la région, qui était frontalière, passait de main en main: à certains moments elle était sous l'autorité des princes de Piast, à d'autres moments, sous celle des princes Rous.

"Tous les membres de la communauté locale ont été enterrés dans le cimetière étudié; aussi bien les pauvres que les riches, et même l'élite. Les rites funéraires étaient les mêmes pour tous. Chacun des défunts était placé dans une grande structure funéraire, dont les bords étaient marqués par de gros rochers" explique le Dr. Michał Dzik, de l'Institut d'Archéologie de l'Université de Rzeszów et chef des fouilles à Sasiny.

Les tombes examinées par les archéologues ont des contours presque rectangulaires. L'espace entouré de rochers, dont certains pèsent une demi-tonne, a été rempli de plusieurs couches de pavés, qui recouvraient le défunt placé dans un cercueil en bois, ou recouvert d'un linceul.

Ces structures ont une dimension importante: en moyenne 5 x 3.5 mètres.

Selon l'archéologue, le cimetière servait à la communauté locale et les tombes inhabituelles sont le résultat de l'évolution des coutumes funéraires locales. D'après d'autres hypothèses, la forme de ces tombes a pu être introduite dans la région par des colons de Mazovie, ou par des guerriers d'origine scandinave.

"La plupart des tombes que nous avons découvertes étaient partiellement détruites, mais les résultats des recherches se sont avérés être très intéressants. Les corps dans les tombes n'ont pas été perturbés" explique le Dr Dzik.


Des tombes chrétiennes mégalithiques en Pologne
Fouilles dans le cimetière de Sasiny. Photo by M. Dzik

Le cimetière est unique car il y a très peu de sites similaires qui ont survécu jusqu'à notre époque. En effet, en Mazovie et Podlasie, la population locale a récupéré les pierres comme matériau de construction.

"Il est aussi surprenant que des Chrétiens aient été enterrés ici (...), alors que prédominaient des cimetières plats avec des fosses communes en voïvodie de Grande-Pologne et de Petite-Pologne à cette époque" ajoute le Dr Dzik. D'après le chercheur, bien qu'au XI-XIII siècle le christianisme était déjà introduit à la frontière de la Pologne et de la Rous' de Kiev, de nombreuses coutumes païennes anciennes ont continué de persister. L'une d'elles pourrait être à l'origine de la forme des tombes.

"Dans la seconde moitié du XIème siècle, la crémation est devenue de moins en moins courante. A la même époque, les tumulus avec des structures en pierre en-dessous n'étaient plus construits. Nous pensons que la raison provenait des interdictions introduites avec la diffusion du christianisme. A la même période, les tombes avec des enceintes en pierre sont devenues très populaires, mais sans tertre funéraire" ajoute le chercheur.

Lors des examens des tombes individuelles, les archéologues ont découvert des traces de coutumes funéraires remontant aux époques pré-chrétiennes, comme les feux faits à l'intérieur des tombes avant de les remblayer, ou des fragments de vaisselle brisées placés près du défunt, peut-être celle utilisée pendant les veilles.

Le Dr Dzik doute de la présence de prêtres chrétiens lors des cérémonies funéraires dans des nécropoles similaires, ce qui a pu contribuer au fait que les anciennes coutumes ont persisté.

De nombreux ornements découverts près des défunts ont attiré l'attention des archéologues, dont des dizaines de perles en verre, des anneaux de tempe en argent ou plaqué en argent, des pendentifs en forme de croissant de lune avec une croix... Les objets découvertes indiquent qu'au moins certains des défunts ont été enterrés dans des tenues riches, probablement festives.

Des tombes chrétiennes mégalithiques en Pologne
Sélection d'ornements découverts dans l'une des tombes de femme. Photo by M. Dzik

"Certains des ornements ont été faits avec beaucoup de précision, à l'aide de techniques de bijouterie complexes. On pourrait trouver cela surprenant qu'une communauté que l'on considérait vivre en marge du monde avait une culture matérielle aussi élevée" note le chercheur.

Le cimetière de Sasiny a été découvert deux fois: la première fois, c'était dans les années 1960. A cette époque, il avait été étudié par les amoureux des antiquités. Puis il fut oublié jusqu'en 2009.

Les premières fouilles officielles ont eu lieu en été 2016 seulement.

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1.19.2017

Un archéologue pense avoir découvert la cité de Trellech

Le premier indice a été fournie par les taupes: alors qu'elles creusaient sous le champ d'un agriculteur près de la frontière entre l'Angleterre et le pays de Galles, elles ont fait remonter des fragments de ce qui était une poterie médiévale. 

Un archéologue pense avoir découvert la cité de Trellech
Aperçu des fouilles. Photo: Wales News Service

Quelque temps plus tard, Stuart Wilson, diplômé en archéologie et travaillant dans une cabine à péage, fit le pari d'acheter le terrain. Au cours des 15 années qui ont suivi, lui et un groupe de volontaires volontaires ont soigneusement déterré ce qu'ils pensent être les restes d'une grande cité médiévale.

Lorsque le temps s'améliorera, lui et ses collègues continueront leur travail sur le site, en se concentrant plus particulièrement sur ce qu'il dit être le squelette d'une maison de maître.

Il a demandé une autorisation pour planifier un centre d'interprétation afin de raconter aux visiteurs l'histoire de la cite perdue de Trellech, ainsi que pour un camping pour les touristes et les bénévoles.

Après avoir fait face pendant des années au scepticisme de certains membres de la communauté archéologique, il est maintenant écouté avec attention. En fin d'année dernière, il a été invité par la Société Archéologique de Cardiff pour faire un discours à l'Université de Cardiff.

Wilson a expliqué que sa décision d'acheter la propriété était justifiée: "les gens pensaient que j'étais fou et que j'aurai vraiment du acheter une maison plutôt qu'un champ. Mais il s'est avéré que cela a été la meilleure décision de ma vie. Je ne regrette rien du tout."

Au début du siècle, des archéologues professionnels bien équipés ont essayé de découvrir les restes de la cité mais en se concentrant sur le village moerne de Trellech, du côte gallois de la frontière entre Tintern et Monmouth.

En 2002, cependant, un fermier rapporta à la Société Archéologique de Monmouth avoir découvert une poterie dans une taupinière sur ses terres à l'extérieur du village. "J'y suis allé pour jeter un œil" a expliqué Wilson. Il a étudié le site et en quelques minutes a trouvé ce qu'il pensait était les restes d'un mur. Deux ans plus tard, les deux hectares de terrain ont été mis en vente et Wilson l'acheta.

"Des personnes plus expérimentées disaient que la cité n'était pas à cet endroit, mais j'étais jeune et confiant" continu-t-il, "Si j'avais vu juste, la rue principale était directement là dans le champ. C'était une opportunité magnifique."

Wilson quitta son travail afin de se concentrer sur les fouilles. Au cours des années qui suivirent, il estime qu'environ un millier de personnes l'on rejoint, depuis des étudiants en archéologie jusqu'aux personnes intriguées des environs.

Il dit avoir repéré jusqu'ici huit bâtiments, ajoutant: "nous découvrons, bâtiment après bâtiment après bâtiment...". Un manoir, qui devait avoir deux salles et une cour, et peut-être la découverte la plus spectaculaire, mais Wilson est quant à lui enthousiasmé par un puits qui a été déterré contenant des morceaux de bois, des ossements et du cuir.

D'autres restes découverts comprennent des morceaux d'une cruche, de plats à cuisson, des foyers et des égouts.
Un archéologue pense avoir découvert la cité de Trellech
Un des artéfacts mis au jour sur le site. Photo: Wales News Service

L'un des plus belles découvertes l'année dernière était plus ancienne: un ensemble d'outils pour la taille de silex remontant probablement à la période néolithique.

D'après Wilson, la cité devait abriter environ 10000 personnes, peut-être un quart de la population de Londres à la même époque. Il précise que l'implantation a été fondée par la famille De Clare, au 13ème siècle, pour fabriquer des armes, armures et autres équipements militaires.

Les ouvriers agricoles ont été tentés par la ville et la perspective d'un emploi plus lucratif. "Ceux qui travaillaient dans les champs vivaient au jour le jour, c'était une vie très difficile" ajoute-t-il, "et soudain, une grande ville industrielle s'installait là, c'était alors une grande opportunité."

 La plupart des bâtiments, selon Wilson, semblent dater de la période où la ville a a été réorganisée et construite en pierre, suite aux attaques des forces anglaises et galloises. Des traces de l'ancienne ville ont été trouvées en-dessous de certains des bâtiments, et l'occupation du site aurait débutée une centaine d'année avant ce renouveau.


La cité n'est pas restée longtemps un centre important. 


Elle a été attaquée par les ennemis des De Clare et ravagée par la maladie. Au cours des siècles suivants, des combattants menés par le chef gallois Owain Glyndŵr ont frappé Trellech qui est alors tombée en ruines.

Le projet de Wilson a été onéreux. Il estime que cela a du coûter environ 230000€ sur 15 ans. Il a été financé par des donations individuelles, ainsi que par des activités commerciales comme les "journée découvertes" et une boutique en ligne vendant des documents historiques.

Pour Wilson, la mise au jour de la cité de Trellech sera le travail de sa vie. "Je pense que nous n'avons découvert que 0.1% du site" estime-t-il.

Cette année, la saison de fouilles commencera au printemps, et les étudiants et volontaires sont invités à s'inscrire pour participer, sachant que des fouilles importantes auront lieu en Juillet et Août.

Voici une vidéo sur le site et les fouilles:
 

Merci à Audric pour l'info !
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1.16.2017

Une carte sur une pierre, vieille de 5000 ans, découverte au Danemark

MAJ 21/01/17
Une mystérieuse pierre découverte dans un fossé sur l'île de Bornholm par des étudiants archéologues au cours de l'été dernier, s'est révélée être une carte vielle de 5000 ans.

La pierre a été mise au jour lors des fouilles archéologiques du tombeau du néolithique de Vasagård.

Une carte sur une pierre, vieille de 5000 ans, découverte au Danemark
La pierre a été trouvée brisée en deux avec une petite partie manquante. Photo: Skalk


La pierre a été étudiée par les chercheurs du Musée National du Danemark. Contrairement à d'autres découvertes similaires, Flemming Kaul, archéologue et chercheur principal du Musée National, est presque certain que la pierre ne montre pas le soleil et ses rayons, mais affiche les détails topographiques d'une coin de nature de l'île telle que c'était entre 2700 et 2900 avant JC.


Des pierres rituelles


Pour Kaul, la pierre n'a aucun parallèle connu. Au cours des dernières années, les fouilles à Vasagård ont révélé plusieurs pierres portant des inscriptions avec des motifs rectangulaires remplis avec différentes rangées de lignes et ombrages. "Certaines des lignes peuvent être la reproduction d'épis de blé ou de plantes à feuilles" ajoute Kaul, "ce ne sont pas des rayures accidentelles; les pierres sont comme des cartes montrant les différentes sortes de champs".

La récente pierre découverte n'est pas complète; elle est en deux parties et l'une d'elles reste manquante.

Les archéologues supposent que les pierres étaient utilisées lors de rituels à l'âge de pierre.


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1.12.2017

Douze anciens sites funéraires égyptiens découverts à Assouan

Une mission archéologique egypto-suédoise de l'Université de Lund a mis au jour une douzaine de sites funéraires près de la ville d'Assouan, remontant à presque 3500 ans lors de la période du Nouvel Empire.

Douze anciens cimetières égyptiens découverts à Assouan
L'entrée des tombes. Photo: ahramonline

Les restes humains et animaliers ont été trouvés dans les cimetières découverts dans la région de Gebel Silsileh (ou Montagne de la Chaîne) à 65km au nord d'Assouan. Ces sites devaient être utilisés sous les règnes des pharaons Toutmosis III et Amenhotep II.

La mission suédoise, menée par Maria Nilsson et John Ward, a trouvé en 2015 une série de tombes situées sur la rive est au nord de Gebel Silsileh, dans la zone immédiatement au nord de la célèbre stèle du roi Amenhotep IV, et s'étendant vers l'ouest jusqu'au Nil.

"Alors que des tombes avaient été décrites par des visiteurs sur le site, aucune enquête exhaustive, ni aucun travail archéologique approprié n'avait été mené jusqu'à 2015" rapporte Nilsson, ajoutant qu'au cours de l'étude initiale, 43 tombes ont été identifiées, et 5 tombes ont été choisies pour les débarrasser du sable et d'une couche de sel dommageable afin d'étudier leur état de conservation.

On espère que ces sites funéraires aideront les historiens à mieux comprendre les soins médicaux dans l'ancienne Egypte, et stimulera l'industrie touristique dans le pays.

Des squelettes et restes d'animaux visible ici dans l'un des 12 cimetières récemment découvert dans la région de Gebel Silsileh. Photo: The Ministry of Antiquities/Handout via Reuters

En plus des tombes en elle-mêmes, les fouilles ont révélé des sarcophages de grès finement décorés, des poteries funéraires sculptées et parfois peintes, des cartonnages peints, des emballages textiles et organiques, des récipients et plats en céramique, ainsi qu'une collection de bijoux, amulettes et scarabées. Des totems et scorpions ont aussi été découverts.

L'expédition de l'université suédoise de Lund a commencé en 2012. En 2015, elle a découvert les restes d'un temple, également à Gebel Silsileh.

Les analyses préliminaires ont révélé plusieurs corps complets ainsi que des signes de malnutrition et des os brisés résultats d'un travail laborieux. De prochaines études sont attendues afin de révéler les rangs sociaux de ceux qui ont été enterrés ici et pour savoir à quel but exactement servaient les cimetières découverts.


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1.09.2017

Découverte d'une nouvelle espèce de bison confirmée par l'art rupestre

Voici la traduction de l'article d'Alan Cooper, directeur au Centre Australien pour l'ADN Ancien, Université d'Adelaïde, et Julien Soubrier, chercheur en paléogénomique à l'Université de d'Adelaïde.

*** *** ***
Il y a plus de 30000 ans, les premiers artistes, dans ce qui est aujourd'hui le sud-ouest de la France, se sont aventurés profondément dans les grottes en calcaire où ils ont peint des fresques élaborées et détaillées des immenses animaux qui dominaient leur vie.

Découverte d'une nouvelle espèce de bison confirmée par l'art rupestre
Bison européen moderne dans la Forêt de Białowieża, Pologne. Photo: Rafał Kowalczyk 

L'exactitude des représentations est remarquable (bien mieux que ce que la plupart d'entre nous pourrait réaliser), sachant qu'ils étaient accroupis sous un mur humide incliné avec pour seule lumière celle d'amas flamboyants de végétaux et de graisse.

Leurs peintures listent un monde fait de lions des cavernes, de bison et de chevaux, que nous ne commençons seulement à découvrir grâce aux technologies combinées de l'ADN ancien et de la datation au radiocarbone.

Les résultats montrent que malgré l'étude de l'art pariétal depuis des centaines d'années, nous avons été aveugles à certaines des histoires les plus importantes que nous racontaient les artistes.

Notre recherche en est un exemple (voir l'article parue à ce sujet dans Nature Communications: "Early cave art and ancient DNA record the origin of European bison"): nous avons étudié l'ADN ancien d'ossements fossilisés pour déduire l'existence d'une nouvelle espèce de bison... et pour nous rendre compte qu'elle avait déjà était dépeinte sur les murs des grottes à travers l'Europe, comme dans la grotte de Niaux dans le sud-ouest de la France il y a 17000 ans.


L'ADN lance l'hypothèse d'une nouvelle espèce


En 1999, nous avons commencé à étudier l'ADN d'anciens ossements de Bison trouvés à travers l'hémisphère nord, où le bison des steppes s'étendait de la Grande-Bretagne moderne jusqu'au Mexique à la fin de l'ère glaciaire

Notre but était d'étudier l'impact du changement climatique sur les populations animales, et assez vite nous avons remarqué qu'en Amérique du Nord, les populations de bison se sont effondrées aux alentours du dernier maximum glaciaire (entre 18000 et 21000 ans). C'était bien avant l'arrivée des hommes dans cette région du monde, et c'était la première démonstration claire du rôle clé joué par le changement climatique dans l'extinction des bisons, avec une variété d'autres grandes espèces que l'on appelle la "mégafaune".

Nous avons depuis étendue cette étude à l'Amérique du Sud, pour découvrir que des événements de réchauffement rapide ont été un facteur critique dans la disparition de nombreuses espèces de la mégafaune, souvent avec une touche finale importante apportée par les chasseurs humains.

En Europe, cependant, nos premières études d'ADN ancien de bison nous ont rendu perplexes. En étudiant l'ADN mitochondrial, qui est hérité exclusivement par la lignée maternelle, nous avons réalisé que de nombreux ossements ne provenaient clairement pas du bison des steppes, bien que l'on pensait qu'il s'agissait de la seule espèce à avoir vécu en Europe il y a plus de 10000 ans.

Au contraire, nous avons réalisé que nous observions quelque chose de nouveau: une espèce éloignée des bovins actuels et du bison européen moderne, qui survit dans quelques forêts protégées d'Europe, en particulier la Forêt de Białowieża entre la Pologne et la Biélorussie.

Découverte d'une nouvelle espèce de bison confirmée par l'art rupestre
La génétique et l'art pariétal ont révélé l'hybridation asymétrique entre un aurochs femelle et un bison des steppes mâle. La descendance hybride masculine est stérile, et la descendance femelle a frayé avec le bison des steppes pendant plusieurs générations, peut-être avec le même mâle.

Le bison d'Europe peu connu est remarquable: c'est la plus grande espèce d'Europe, mais avec des données fossiles qui remontent seulement jusqu’à 10000 ans. Il a frôlé l’extinction après la Première Guerre Mondiale après l'effondrement des zones de chasse imposées par les royautés polonaise et russe. En effet, les troupeaux modernes sont issus de seulement 12 individus, dont un mâle du Caucase, où le dernier bison sauvage a été abattu en 1927.

Etant donné que l'ADN de nos anciens ossements ne provenaient ni du bison des steppes ni du bison d'Europe, il semblait que nous ayons trouvé une nouvelle espèce. Nous avons commencé à l'appeler le "Bison de Higgs", car, comme le boson de Higgs insaisissable que les physiciens ont traqué pendant des décennies, nous avions supposé l'existence de quelque chose sans savoir à quoi cela ressemblait.


Sur la piste du Bison de Higgs


La première chose que nous avions besoin de faire était de confirmer que notre ADN mitochondrial corresponde à l'ADN nucléaire, qui est plus difficile à récupérer dans les anciens ossements mais qui contient tous les aspects de l'ascendance, pas seulement l'héritage maternel.

L'ADN nucléaire a montré que notre bison de Higgs était hybride, un croisement entre un auroch femelle, l'ancêtre sauvage éteint du bétail moderne, et d'un bison des steppes mâle. Nous avons daté cette hybridation à plus de 120000 ans. Fait intéressant, cette ascendance était la même pour le bison européen moderne, et, même si l'ADN mitochondrial avait l'air différent (probablement en raison du goulot d'étranglement génétique récent de la population), le bison de Higgs s'est révélé être l'ancêtre du bison d'Europe.

Nous ne savons pas où ni pourquoi s'est produit l'hybridation originelle, mais la reproduction récente entre ours polaires et ours bruns en réponse aux contractions de l'aire de répartition induites par le climat nous donne un indice et laisse supposer que le changement climatique a pu jouer un rôle.

Les progénitures mâles nées de l'union de l'auroch et du bison des steppes étaient stériles, comme cela est commun pour les mammifères hybrides. En conséquence, plusieurs générations de femelles ont frayé avec les bison des steppes mâles, ce qui a donné une ascendance génétique avec 10% d'aurochs et 90% de bison des steppes.

Après cet échange initial entre les espèces parentales, le bison de Higgs a continué seul le chemin, survivant aux 120000 années à venir, à l'arrivée de l'homme moderne, aux extinctions de la mégafaune, à la Première Guerre Mondiale et à la révolution communiste...

Mais, bien que nous sachions maintenant que le bison de Higgs est devenu le bison d'Europe, nous n'avions pas réellement trouvé d'autres données sur le bison de Higgs lui-même.


Nous avons donc demandé à nos collègues européens si quelqu'un avait remarqué un bison étrange dans leurs données.


Deux groupes ont répondu positivement.

Les collègues hollandais ont rapporté que parmi les nombreux ossements de bison des steppes et d'aurochs dragués dans la Mer du Nord, ils ont noté un autre animal plus petit, moins commun.

Entre-temps, les chercheurs français dans l'art pariétal ont répondu qu'ils avaient remarqué que parmi les dessins des grottes il y avait deux formes distinctes de bison: un en forme de coin avec de grandes cornes, ressemblant au bison américain moderne, et un animal plus uniforme avec de petites cornes, comme le bison européen.

La datation au radiocarbone de l'art rupestre a montré que la figure en forme de coin a été dessinée lorsque le bison des steppes était présent dans le paysage (il y a environ 18000 ans), alors que la version avec des petites cornes a été dessinée lorsque notre nouvelle espèce dominait l'Europe (à partir de 17000 ans)

Chaque espèce semble avoir régné en Europe pendant de longues périodes de temps, en alternance selon les grands changements climatiques. Dans l'ensemble, cette étude a suscité de nombreuses surprises. Apparemment, les mammifères peuvent former de nouvelles espèces par hybridation, même si ce n'est que rarement. Cela montre aussi que malgré les immenses données fossiles sur le bison, et les dessins utiles des deux espèces sur les murs des grottes, il nous a fallu jusqu'à maintenant pour avoir l'histoire complète.

On peut se demande combien d'autres espèces se cachent encore à pleine vue, utilement catalogués par les artistes des grottes préhistoriques...


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1.03.2017

Des milliers d'artéfacts découverts lors des fouilles d'une ancienne cité retrouvée en Pologne

Au cours de la dernière décennie en Pologne, la photographie aérienne a aider à découvrir deux villes perdues médiévales: les premiers emplacements de Szamotuły et Nieszawa (voir l'article à ce sujet: Les scientifiques ressuscitent une ville médiévale perdue en Pologne)
.
En 2014, c'est la ville médiévale de Dzwonowo qui est localisée, mais dans la littérature on y fait référence plus souvent sous les noms de Swanow ou Zwanowo. La ville est située dans la région de la Forêt Zielonka. La première mention de la ville remonte au début du 14ème siècle. 

En été dernier, les archéologues se sont concentrés sur les fouilles de deux endroits: un cimetière où été enterrés les habitants de Dzwonowo entre le 14ème et le 18ème siècle et la place de marché.

Des milliers d'artéfacts découverts lors des fouilles d'une ancienne cité retrouvée en Pologne
Les archéologues ont aussi découvert un cimetière. Photo: M. Krzepkowski

"Les résultats des fouilles ont dépassé nos attentes les plus folles" rapporte l'archéologue Marcin Krzepkowski qui a dirigé la découverte de la cité perdue et les recherches qui ont suivi, pour le compte de Musée Régional de Wągrowiec.


Au cours de la première semaine de fouille, les archéologues ont examiné 21 tombes.


L'un des squelettes avait une pièce placée dans la bouche. Il s'agissait d'un penny de Sigismond III Vasa, ce qui a permis aux scientifiques de déterminer que la date de l'enterrement était la première moitié du 17ème siècle.

Le cimetière de Dzwonowo était associé à l'église de Saint Michael démolie il y a presque 250 ans. "Malheureusement, la situation exacte de l'église reste inconnue" précise Krzepkowski.

Depuis l'est, le cimetière était attenant aux digues en terre de la ville, dont les archéologues ont aussi pu confirmer l'existence au cours de cette année d'investigations. "Des tranchées faites sur la vieille place de marché ont donné des résultats très intéressants. Nous avons trouvé les restes de constructions médiévales, ainsi que des restes préservés de sous-sols enfouis avec des murs en bois" rapporte l'archéologue.

Des milliers d'artéfacts découverts lors des fouilles d'une ancienne cité retrouvée en Pologne
Une cave brûlée à Dzwonowo. Photo: M. Krzepkowski

Pendant les fouilles, il s'est avéré que le bâtiment du XIVe siècle sur l'une des parcelles avait brûlé avec la partie souterraine. La maison a été reconstruite avec une cave légèrement plus petite. D'après Krzepkowski, il est possible que les traces de feu puissent être associées à la guerre civile en Voïvodie de Grande-Pologne dans les années 1380.

Les archéologues ont mis au jour un grand nombre d'artéfacts provenant des caves. L'un des plus précieux est un denier de Wladyslaw le Court des années 1312-1333. Ce serait le cinquième de la sorte à être découvert.

Les chercheurs ont aussi trouvé des peignes, des pierres à aiguiser, des couteaux en fer, des pierres à feu, des accessoires de ceinture de chevalier et d'ornements bourgeois. "Les artéfacts découverts indiquent la richesse de la culture matérielle de ces citadins" ajoute le chercheur.

Artéfacts découverts lors des fouilles. Photo: M. Krzepkowski

Les archéologues sont retournés sur le site en novembre dernier pour y mener des études non invasives; ils ont aussi recherché des vestiges de l'ancien village antérieur aux fondations de la cité.

Le site où a été trouvé la ville se trouvait dans une zone peu étudiée par les archéologues: la dense forêt de Zielonka au nord de Poznań.

Les chercheurs trouvent généralement des implantations et des cimetières lors d'études de surface, qui comprennent la recherche de fragments de poterie et autres vestiges dans les champs de culture après le labour.

Les forêts ne permettent cependant pas de telles actions. Dzwonowo  n'a été découverte que parce que ses vestiges ont été trouvés dans les champs environnants la forêt.


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12.30.2016

Les évènements Miyake pourraient révolutionner la datation des anciennes civilisations

L'archéologie a ce qu'il faut pour estimer la chronologie des civilisations. Mais il y a des limitations pour les plus anciennes cultures datant de plusieurs milliers d'années, comme les mayas ou les égyptiens. Dans leur cas, la datation ne peut être plus précise que de quelques siècles.

Cependant, deux tempêtes solaires hautement radioactives qui ont eu lieu il y a bien longtemps, ont laissé leur marque indélébile dans les arbres poussant à cette époque; du coup, cela pourrait servir de nouvelle référence pour la datation des civilisations, explique une équine d'Oxford dans le journal Proceedings of the Royal Society A.

Les évènements Miyake pourraient révolutionner l'archéologie

Les évènements Miyake de 775 et 994 après JC


Les niveaux d'isotopes de carbone 14 ont atteint un pic lors des évènements Miyake, en 775 et 994 après JC; ce pic a été enregistré dans les arbres, les papyrus, les vêtements en lin, les paniers et dans d'autres artéfacts, explique l'équipe.

On suppose que les évènements Miyake sont des tempêtes solaires qui ont bombardé la terre avec des rayons gamma et une énorme quantité de protons solaires, répandant les particules irradiées dans le monde entier (il y a cependant une autre hypothèse concernant l'origine de ces rayonnements: la Terre frappée par des rayons gamma dans l’année 775).

"Les pics en 775 et 994 après JC étaient presque verticaux et d'ampleur comparable tout autour de la terre" rapporte Michael Dee, auteur principal de l'étude de l'Ecole d'Archéologie d'Oxford, "de tels marqueurs peuvent être facilement identifiés dans les anneaux des arbres et être fixés dans le temps. Par le passé, nous ne pouvions faire que des estimations variables sur la date d'évènements qui ont eu lieu, mais cette "horloge secrète" peut aider les chronologistes concernant les grandes civilisations en permettant de dater, à l'année près, des évènements qui ont eu lieu il y a des milliers d'années".

Les évènements Miyake, nommés ainsi d'après Fusa Miyake de l'Université de Nagoya, ont été identifiés la première fois dans le journal Nature en 2013.

Les évènements Miyake pourraient révolutionner l'archéologie
Fusa Miyake près d'un morceau de bois de cèdre dont elle étudie les anneaux. Source: Université de Nagoya

Des datations beaucoup plus précises


Maintenant, l'équipe d'Oxford propose une méthode mathématique pour reprendre ces dates, filtrer les dates erronées, et obtenir de meilleures estimations chronologiques.

Les datations actuelles concernant les anciennes civilisations sont basées sur les phénomènes célestes, comme par exemple une éclipse solaire au cours de la neuvième année d'un roi assyrien. Mais, si les plus petits évènements de radiation solaire sont catalogués et correctement insérés dans le protocole chronologique, des datations plus précises que les 2 à 3 siècles habituels pourraient révolutionner la compréhension des débuts de la civilisation.
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Relecture par Digitarium.fr

Source:
Laboratory Equipment: "‘Secret Clock’ of Carbon-14 Within Tree Rings Could Revolutionize Archaeology"

12.27.2016

Le top des découvertes archéologiques en 2016

Voici quelques une des plus grandes découvertes archéologiques de cette année 2016. Je n'en ai mis que 12, mais de nombreuses autres pourraient y figurer, ne serait-ce que quelques uns des articles du blog les plus consultés cette année.

La plus jeune momie égyptienne

La plus jeune momie égyptienne

Un cercueil miniature du Musée Fitzwilliam à Cambridge en Angleterre contient la plus jeune momie égyptienne connue. Le cercueil fait en bois de cèdre a été découvert à Gizeh en 1907 et remonte à plus de 2500 ans. Le fœtus à l'intérieur  n'avait que 16 à 18 semaines et est probablement mort d'une fausse-couche.
Plus d'informations:

Des rouleaux carbonisés déballés virtuellement

Des rouleaux carbonisés déballés virtuellement.

A l'aide d'une série de CT scans, des scientifiques ont pu "déballer virtuellement" un manuscrit de la Mer Morte calciné vieux de 1700 ans. Le rouleau carbonisé a été découvert en 1970 sur le site d'En Gedi près de la Mer Morte en Israël. Son état extrêmement fragile l'avait rendu impossible à ouvrir physiquement. Les scans ont révélé le texte du manuscrit, qui sont des passages du Lévitique.
Une étude similaire avait été faite en 2015 pour lire les rouleaux carbonisés du site d'Herculanum en Italie.
Plus d'informations:


Une pyramide à l'intérieur d'une pyramide

Une pyramide à l'intérieur d'une pyramide:

Les archéologues ont découvert que la pyramide d'El Castillo à Chichén Itzá au Mexique avait une autre pyramide à l'intérieur (l'année dernière, sur ce même site, une rivière souterraine avait été découvert sous cette même pyramide) . La pyramide extérieur a été construite entre 950 et 1000, alors que celle à l'intérieur a été construite entre 850 et 900, et une autre encore plus petite à l'intérieur entre 600 et 800. Pour faire cette découverte les scientifiques on mené une étude de résistivité électrique de la pyramide externe.
Plus d'informations:


D'anciens bateaux égyptiens gravés

D'anciens bateaux égyptiens gravés

Plus de 120 bateaux gravés ont été découverts à l'intérieur d'une structure sur le site d'Abydos, en Egypte, et remontent à plus de 3800 ans. Les plus grandes gravures font 1.5m de long et montrent de «grands bateaux bien représentés avec des mâts, des voiles, des gréements, des cabanes, des gouvernails, des rames et, dans certains cas, des rameurs» note le chef d’expédition Josef Wegner.
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Un site mégalithique au Kazakhstan

Un site mégalithique au Kazakhstan

Les archéologues ont découvert un complexe en pierre vieux de 1500 ans au Kazakhstan et étalé sur plus de 120 hectares. Pour le moment, les chercheurs ont trouvé une selle faite en partie en argent et gravées d'images d'armes et créatures.


Les plus anciennes écritures de Londres


Les plus anciennes écritures de Londres

Plus de 400 tablettes en bois on été trouvées par les archéologues lors de fouilles sur le site du nouveau siège européen de la société Bloomberg. La Londres romaines (appelée Londinium) a été fondée en 50 après JC, et les textes découverts, écrits pas des habitants ordinaires, contiennent divers noms, ainsi que des évènements et transactions qui ont eu lieu lors des premières décennies de peuplement.
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L'étalement urbain d'Angkor

L'étalement urbain d'Angkor

En 2013, je publiais un article sur Angkor qui était plus grand qu'on ne l'estimait (Le lidar révèle qu'Angkor était quatre fois plus grand qu'on ne le pensait précédemment ), or cette année des chercheurs ont mené le plus grand projet archéologique de balayage laser aéroporté à ce jour. Le Lidar, encore une fois, a analysé plus de 1400 Km² de la dense région forestière d'Angkor, révélant des cités centenaires qui ont appartenu au vaste Empire Khmer.
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La grotte de Bruniquel été habitée par Néandertal

La grotte de Bruniquel été habitée par Néandertal

La grotte de Bruniquel, qui surplombe la vallée de l'Aveyron, a été découverte en 1990. Une des particularités de la grotte réside dans ses structures originales composées d'environ 400 stalagmites, ou tronçons de stalagmites, accumulées et agencées en des formes plus ou moins circulaires. Mais surtout, elle révèlent des traces d'utilisation du feu: de la calcite rougie, noircie par la suie et éclatée par l'action de la chaleur, mais aussi des vestiges brûlés, notamment des os calcinés.
En 2013, une équipe de chercheurs lance une nouvelle série d'études et d'analyses. Outre le relevé 3D des structures de stalagmites et l'inventaire des éléments constituant les structures, l'étude magnétique, qui permet de révéler les anomalies occasionnées par la chaleur, a permis d'établir une carte des vestiges brûlés retrouvés dans cette partie de la grotte.  Ces feux représentent, a priori, de simples points d'éclairage. Les auteurs de ces structures seraient donc les premiers hommes de Néandertal, pour lesquels la communauté scientifique ne supposait aucune appropriation de l'espace souterrain, ni une maîtrise aussi perfectionnée de l'éclairage et du feu, et guère plus des constructions aussi élaborées.



Une femme de pouvoir au Pérou 


Une femme de pouvoir au Pérou

Des archéologues péruviens ont découvert une momie vieille de plusieurs siècles sur le site d'Aspero sur leur territoire, celui d’une femme noble, une dépouille remontant à 4500 ans selon les premières estimations et appartenant à la civilisation de Caral. L’endroit où elle a été placée et sa sépulture témoignent du statut social élevé qu’a atteint ce personnage il y a 4500 ans. Pour l'archéologue Ruth Shady, "ces résultats révèlent la reconnaissance de l’égalité des sexes, permettant à la fois aux femmes et aux hommes d’exercer les plus hautes fonctions au pouvoir".
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Une guerre de territoire il y a 10000 ans 


Une guerre de territoire il y a 10000 ans




Les restes de 27 individus découverts sur ce qui était, il y a 10000 ans, les rives du lac Turkana au Kenya, suggèrent qu'ils ont été tués par des flèches et à coup de bâton. Les armes trouvées sur le site étaient en obsidienne de la région d'Afar, ce qui montre que les assaillant n'étaient pas des environs.

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L'homme d'Anticythère

L'homme d'Anticythère

L'épave d'Anticythère est la plus grande, plus riche et peut-être la plus célèbre des épaves de l'ancien monde. Découverte en 1900 près des côtes de l'île grecque d'Anticythère, le site à fourni de nombreux trésors, dont des statues en bronze et en marbre, ainsi que le fameux Mécanisme d'Anticythère, souvent désigné comme le plus ancien ordinateur au monde.
Cependant, une importante nouvelle découverte a été faite en 2016 lorsque qu'une équipe internationale a découvert une squelette humain sur le site. Les restes, qui comprennent les parties d'un crâne, d'une mâchoire, des dents, des côtes et les os longs des bras et jambes, appartenaient vraisemblablement à un jeune adulte. L'analyse de son ADN pourrait apporter des informations sur l'ascendance génétique et les origines géographiques de l'équipage.
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La potence perdue de Salem 


La potence perdue de Salem

Une équipe de chercheurs, s'appuyant sur des documents historiques et des techniques de pointe archéologiques, a pu confirmer le lieu où 19 personnes innocentes furent pendues lors des procès des sorcières de Salem, il y a un peu plus de 300 ans.



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